La Philosophie Touchante

J’ai peur des gynécologues.

Aujourd’hui, j’ai choisi de parler d’une situation qui me touche particulièrement et dont je n’avais jamais osé parler. Je pense maintenant que, aborder ce sujet est une opportunité de relever un problème qui touche plusieurs jeunes femmes. J’AI PEUR DES GYNÉCOLOGUES. Certains peuvent trouver ça bizarre, d’autres amusant ou incompréhensible. Et pourtant c’est un sujet sérieux.

Alors, pourquoi avoir peur d’une personne qui a pour mission de m’aider, de me soigner en évitant des dysfonctionnements de mon appareil génital ?

 

    Pour que vous compreniez ma réticence, mon appréhension, la première fois que j’ai mis pied en gynécologie, j’avais 16 ans. J’avais senti dans mon sein droit des douleurs dues à des petites boules. En me rendant à l’hôpital, je pensais de prime abord que j’irais en médecine générale. Le généraliste ferait des examens de routine et au final je m’en sortirais avec une crème de massage et peut être quelques comprimés pour calmer ma douleur. ERREUR. On m’a redirigée vers le service gynécologique. Là j’ai été reçu par un homme. J’avais le cœur qui battait la chamade. Adolescente en esprit, physiquement et mentalement, je me posais beaucoup de questions. Que suis-je sensée faire ? Dire ? Comment réagir ? J’avais peur, j’étais anxieuse. C’est un homme qui allait me recevoir, en gynécologie. BIEN. Le médecin que j’avais en face de moi, était à la fois froid et distant, sans un regard particulier pour ma personne. Il a posé des questions qui me semblaient être de routine. Puis, il m’a demandé aussi froidement que possible de me mettre sur le lit de consultation et de retirer mon haut. QUOI ? Montrer mes seins comme ça, d’un coup, à un inconnu ?. Mille et un sentiment m’ont traversé. Le docteur pendant ce temps me toisait, et me conviait à travers son regard de vite exécuter la besogne (oui, oui, c’en était une pour moi). Je finis par le faire. Il le fallait. Et hop, examen de mes seins. Il  les a malaxés (je trouve que le mot est faible pour décrire cela vraiment) comme de la pâte à modeler, de gauche à droite, du haut vers le bas. Plusieurs secondes plus tard, qui me parurent une éternité, mon calvaire prit fin. Sans un mot, il finit sa consultation en me faisant une ordonnance d’une crème à acheter. Je sortis de cette salle de consultation avec la ferme résolution de ne plus mettre pied chez un gynécologue. La prochaine fois que j’aurais un mal pareil ou un mal qui nécessite les compétences d’un gynécologue; je me débrouillerais.

Depuis ce jour j’ai peur des gynécologues. Avec le temps, et en grandissant, j’ai appris que l’appareil génital de la femme requiert beaucoup d’attentions et de soins. Il est nécessaire voire indispensable pour une femme de se faire consulter, pour sa santé reproductive et aussi pour s’assurer que les éventuelles pathologies soient prévenues et traitées à temps. Mais comment vais-je faire alors ? Il est tout de même important pour la jeune femme que je suis, soucieuse de son bien-être en général, et aspirant à une vie de famille, de consulter au moins une fois par an. Jusqu’à ce jour, malgré tous les conseils et sensibilisations sur l’importance de consulter, j’ai toujours du mal.
J’ai une vraie phobie. Et à bien y penser, elle me vient du fait que le médecin traitant qui m’a reçue quelques années plutôt, m’avait traumatisé. Son manque de chaleur, son indifférence, son manque de tact, ont vite créé en moi une peur de ces médecins. Et la curieuse que je suis, s’est informé chez d’autres médecins. De ces échanges, il ressort que le gynécologue de part la complexité de la tâche qu’il exerce, se doit d’être distant vis à vis des patientes, pour éviter la plupart du temps que celles-ci s’attachent à lui. Et il ne faut pas oublier que les gynécologues ne s’adressent pas à un organe banal. C’est un contact beaucoup plus intime. Ce n’est guère aisé. OK . Je l’ai compris, mais ça n’empêche pas d’être plus courtois et sympathique. Peut être suis-je pas tombée sur le bon?  Peut-être.

les médecins et moi

 

Comment les gynécologues doivent-ils se comporter pour mettre à l’aise les femmes ?

Je pense que nombreuses sont les filles et femmes qui ont cette appréhension comme moi. Il  faut forcer sur la pudeur pour accepter subir des touchers vaginaux, se laisser introduire le spéculum dans le vagin ou se laisser faire des frottis. Les gynécologues devraient prendre en compte tout cela. Ils doivent savoir «  PASSER LA MAIN ». Oui oui, ils touchent les femmes dans leurs intimités les plus secrètes. Déontologie oui, mais ajouter une pincée de tact. Pour ma part, un gynécologue doit être courtois, patient, attentif et respectueux des nécessités de chaque patiente. Surtout si c’est la première consultation. La première fois, ça marque toujours et ça définit la suite.

Mais vous savez quoi people ? Au-delà de tout, je pense ces peurs et appréhensions viennent aussi du fait que culturellement nous ne sommes pas dans cette logique. Déjà en famille, le sujet est difficilement abordé; ces sujets sont presque tabous. Les filles se débrouillent. Les mamans démissionnent. Avec internet, c’est encore pire. On pense trouver solution à tous les maux sur les forums et sites. La complexité de la question se trouve déjà à ce niveau, dans la cellule familiale.
La majorité des femmes découvrent la plupart du temps, le service gynécologique qu’en cas de besoin, de maladie ou lors d’une grossesse. Les jeunes filles et femmes ne savent pas qu’il faut se rendre en gynécologie dès son adolescence pour pouvoir maintenir sa santé reproductive et éviter les maladies liées aux seins et à l’appareil génital. Et il manque cruellement de sensibilisations sur le bien fondé d’une consultation gynécologique.

Bref, où j’en suis avec ma phobie ? Je fais une auto médication. C’est mal, très mal et dangereux.  j’ai encore été en consultation deux ou trois fois, plus par urgence que par nécessité. Ne faites surtout pas comme moi. D’ailleurs, écrire ceci a été un déclic. J’ARRÊTE l’automédication. J’ai eu l’agréable surprise de rencontrer deux médecins traitants dont l’accueil m’a rassuré. Mais le mal étant déjà fait, chaque fois que je dois franchir la porte d’une salle de consultation d’un gynéco, je le fais après une longue prière, des Ave Maria à n’en point finir. Je sollicite la Sainte Grâce pour qu’elle attendrisse les gestes de celui qui va me recevoir. J’en suis là et je bataille chaque jour pour une amélioration. NE ME JUGEZ PAS.

Alors mesdames, avez-vous peur des gynécologues ? Je me pose souvent des questions. Comment vous gérez de votre côté ? Faites-moi bénéficier de vos méthodes et astuces en commentaires.

D’ici là, on se dit, à très bientôt.

 

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4 comments

  • Patrick AJAVON

    Aujourd’hui il existe de bons gynéco très courtois et professionnels.

    • Diane LOKOU
      Diane LOKOU (author)

      Bonjour Patrick. Bonne et heureuse année à toi. OUI bien sûr. comme je l’ai dit dans l’article, j’ai rencontré deux nouveaux Gynécologues et maintenant, ça va mieux. Merci beaucoup pour votre apport.

  • Natacha

    Peur des gynécologues, non ; ms honte de se mettre à poil devant un inconnu, petètr. Mais je crois que cette honte fini par disparaître qd on passe l’adolescence et qu’on devient une “femme”. De tte façon je ne garderai pas mes vêtement qd je serai sur la table d’accouchement😄

  • KOUDJOUKA ABIRE

    Oui personnellement c’est en devenant majeure que j’ai rencontré les gynécologues et surtout quand cela naît d’une nécessité comme la table d’accouchement (rires) on ne pense plus trop au fait d’être à l’aise ou pas! Personnellement c’est dans ma tête que ça se passe. En ai je urgemment besoin!? Oui! Alors on y va ! Puis je m’en sortir seule? Non alors on y va! Mais lorsque l’on est encore adolescent et que l’on est « emmenée » voir un gynécologue c’est plus compliqué car on n’y est pas allé de nous même, il y a une sorte de réticence c’est normal je pense.

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