La Philosophie Touchante

“Tout ce qui vient du Togo n’est pas digne d’intérêt.”

Tout ce qui vient du Togo, tout produit (industriel, culturel, technologique, littéraire…) togolais est nul, inintéressant, pas digne d’intérêt. J’ai comme l’impression que, c’est ce nous pensons tous, de plus en plus. Oui tous, je ne vais pas me dédouaner.

Avant d’aller plus loin, sachez que cet article est écrit par une fille qui croit encore au père Noël, en la magie de Noël, que tous les hommes ont quelque chose de bon en eux. Donc une fille utopiste, naïve et complètement en marge de la société actuelle. Toutes mes excuses aussi pour un titre aussi racoleur. Il le fallait. Le croustillant, le sensationnel, attire dit-on. Il fallait vous jeter des petits pains pour vous attirer. Je précise également que cet article est prioritairement destiné aux togolais. Et plus important encore, POUR QUE CE SOIT CLAIR pour tout le monde, JE NE SUIS PAS XÉNOPHOBE. CECI N’EST PAS CONTRE LA PROMOTION DES ŒUVRES ÉTRANGÈRES. JE SUIS POUR L’INTÉGRATION. J’avais deux ou trois choses à dire à mes amis; mais dans l’impossibilité de tous les contacter, je le fais ici.

C’est la première fois que j’écris un article en commençant par autant d’excuses 😂😂…Ce monde m’effraie

Maintenant que vous êtes bien installés…

Titre juste l’article : Pourquoi il nous est tellement difficile de valoriser ce qui vient de chez nous ?

Cet article a traîné longtemps dans mes brouillons, un seul tweet m’a donné la force de le finir.

C’est mon tweet qui a eu le plus d’engagement, je crois. Malheureusement. Malheureusement, parce que j’aurais adoré que ce soit les articles dans lesquels j’ai parlé des personnes à encourager qui aient été partagés à volonté. Pas ce tweet qui jette en quelque sorte l’opprobre sur la communauté #TT228. Je m’en excuse d’ailleurs. Ou pas. Mais nous vivons dans un siècle où les gens préfèrent répandre ce qui est sujet à polémique au détriment des choses positives malheureusement…. Sometimes I don’t get it….
Par ailleurs, je crois que un tweet pareil était nécessaire et que nous étions nombreux à le ressentir et à l’avoir en brouillon. Triste n’est-ce pas ? Parce que faire partie “d’une communauté” et se sentir exclu, non désiré, rejeté parce que vous ne remplissez pas “certaines conditions”, ça pique.

Sur Facebook, les seules publications dignes de partages, de commentaires et d’intérêt sont celles qui traitent de clashs, de vidéos drôles (moi-même j’en raffole), de clashs encore, et surtout des publications de pages et comptes étrangers. POUR QUE CE SOIT CLAIR, encore une fois, JE NE SUIS PAS XENOPHOBE. JE SUIS POUR L’INTEGRATION-. Ouvrons nos esprits. Ravalez la polémique que je sens venir. Recentrons le débat.

Au début de cette aventure avec ce blog, et avant même que je ne commence, je partageais presque tous les articles, toute création, entreprise, proposition, de toute nationalité (il faut que ce soit vraiment clair), qui passaient dans mon fil d’actualité sur les réseaux sociaux. Tous, même si cela n’avait aucun intérêt particulier pour moi. Je pars toujours du principe que, si cela ne m’intéresse pas, quelqu’un dans ma Timeline, une seule personne, saura en profiter. C’est ma philosophie. Puis au fil du temps, je me suis rendu compte que les personnes dont je partageais les œuvres, pas qu’eux, ne le faisaient pas pour moi. Du coup moi aussi j’ai arrêté. Pas pour longtemps. Pas totalement. Très tôt, je me suis détestée de laisser les autres dépeindre sur moi de façon aussi négative. Je vaux plus que ça.

Je pourrais compter sur une main, les personnes que je connais dans le blogging, qui partagent mes articles. Il est à noter que ce serait injuste que je parle d’eux, si même des amis proches avec qui je fais les 400 coups ne le font jamais. Et dire que ces mêmes personnes, blogeurs ou pas, sont capables de lécher les bottes d’autres personnes, pour la plupart étrangères, sous ton nez. Je le répète POUR QUE CE SOIT CLAIR,  JE NE SUIS PAS XENOPHOBE. C’est très important de l’assimiler.

Peut-être que j’écris mal, que je n’utilise pas des mots qui obligent à chercher un dictionnaire, que je n’ai pas une plume des plus captivantes, que j’écris avec des fautes  jécrit  avek dè fotes (j’ai pas pu résister), que la police du blog est illisible. Bref, le blog est peut-être  inintéressant. Soit. Mais c’est justement quand c’est mauvais, qu’il faut en parler. L’indifférence est pire qu’une mauvaise et négative critique. C’est mon avis.

Il y a cette phrase que j’entends aussi très souvent «  Personne ne doit rien à personne. »

J’estime que nous devons tous quelque chose à chacun d’entre nous, à chaque togolais. Ceux qui sont morts, ceux qui vivent. Entre autres exemples, chaque fois que nous roulons sur une voie goudronnée, que nous allons dans un hôpital public (bon exemple, mauvais timing. Désolée), chaque fois que nous utilisons un service social public, nous devons un truc à chaque togolais. Nous avons une dette envers chaque togolais. L’ensemble de nos impôts et taxes ont contribué à construire tout ce dont nous nous servons. En retour, il coûte quoi d’apprécier À SA JUSTE VALEUR, et comme vous le ressentez, une œuvre, un geste d’un compatriote? On dirait parfois qu’on demande aux gens d’aller chez un arracheur de dents.

Si ceux d’en haut nous méprisent, que nous le peuple, au bas de l’échelle, nous ne nous serrons pas les coudes, on ne va pas s’en sortir.

Pour être franche, personnellement ça ne me dérange pas. Je ne suis pas de ceux qui quémandent ou demandent l’approbation des autres. Si c’était le cas, je ne dépenserais pas autant de temps et d’énergie sur ce blog. J’aurais laissé tomber.

POURQUOI J’EN PARLE ALORS ?

  • PARCE QU’IL FAUT QUE ÇA CHANGE

Ma grand-mère m’a dit une fois – j’avais eu un abcès sur la fesse, (je sais ce n’est pas sexy)– : crève l’abcès, ensuite tu pourras faire le pansement, et mieux te sentir.

En écrivant cet article, je sais très bien qu’il ne plaira pas à tout le monde. Et c’est tant mieux. Le monde serait ennuyeux si nous avions tous les même goûts, les mêmes opinions, la même vision des choses.

Le blogging est un univers génial. On lit, on rit, on s’amuse, on pleure, on se retrouve dans les écrits, on tisse des liens incroyables avec des inconnus, on partage les opinions, on dénonce, on apprend, on informe, on inspire. Et le togolais a besoin de ça, plus que besoin de ça, en ce moment.

56 785 km² , un si petit espace. Et nous sommes incapables de nous porter mutuellement. De valoriser, aider, conseiller, les uns et les autres. Et plus que tout. PARTAGER.

Le pouvoir d’un partage, d’une bouche à oreille, d’un commentaire, d’un avis (positif comme négatif), d’un compliment, est inestimable. Je mets un accent sur le blogging parce que, non seulement je suis dans le domaine, mais parce que c’est encore un domaine qui a besoin d’éclore, de s’améliorer.

  • PARCE QUE ÇA S’ETEND À D’AUTRES DOMAINES MALHEUREUSEMENT

Une fois, deux fois, trois fois, j’ai vu des publications sur la page Facebook ivoirienne à succès, FIRST MAGAZINE. Des publications des artistes togolais en promotion. J’étais choquée, déçue, triste. Je vais me répéter encore une fois, JE SUIS POUR L’INTÉGRATION.

Quel échec ! Quelle honte ! Quelle désolation ! Quand même.

Saisissez-vous la portée, la signification, d’une telle démarche ? Vous vous rendez compte du niveau de désespoir d’un artiste au point d’aller faire sa promotion, la payer sur une page étrangère ?

En même temps, je peux comprendre. First Magazine, c’est plus de 1 million d’abonnés, une centaine de commentaires et une vingtaine de partages en une minute. Qui a fait la popularité, le succès de cette page ? C’est d’abord et avant tout, les ivoiriens eux même.

Side Note : vous voulez un antistress, des fous rires, abonnez-vous à cette page. Lisez les commentaires sous les publications. Vous allez pleurer de rire. Des perles.

Les Stars du Togo, une heure après la publication, 10 likes, 0 partages et pratiquement pas de commentaires: zéro engagement. Je parie que si je vérifie les statistiques, des milliers de togolais abonnés à cette page ont vu la publication sans réagir. Mais vous trouverez sûrement des commentaires enflammés de ces mêmes personnes sur First Magazine. C’est incompréhensible. Cette page aussi doit revoir sa politique hein…

Nollywood, la Naija Music ont pris d’assaut ce continent parce que les nigérians eux même ont donné de la valeur, de la force à leurs compatriotes. Ils ont porté leurs artistes, leurs comédiens. Ils ont construit un écosystème culturel, presque indépendant.

Nous sommes des milliers de togolais à regarder NOLLYWOOD, à rire des scénarios loufoques, avec des effets spéciaux vraiment SPÉCIAUX. Combien d’entre nous achètent des tickets de 1500 pour les avant-premières des films togolais ? D’ailleurs un nouveau film sort bientôt. Si cela vous intéresse. Cliquez là.

Prenez n’importe quel pays qui connait un succès de ses artistes, acteurs, et autres ; Qu’ont-ils en commun ? Les chemins tracés par leur gouvernement peut-être ?

Ils ont une chose de commun, la consommation intérieure. Ces gens comprennent que l’affirmation, l’éclosion socio-culturelle doit passer par la promotion des œuvres nationales.

Vous me direz qu’ils ont peut-être hérité de je-ne-sais-qui, d’un respect pour leur culture et leur pays. Il est donc tout à fait normal qu’ils aient cette bonne habitude de projeter leur culture à l’extérieur. Contrairement à nous, héritage ou pas, on nous a appris, nous avons pris l’habitude de dénigrer, de détruire, de rejeter, presque de façon naturelle, notre culture, toute œuvre portant la marque Togo. Pire, c’est une culture de l’indifférence qui s’étend. Il est temps que cela change, que nous comprenions la gravité du problème. Nous avons le devoir et aujourd’hui les moyens d’éveiller la conscience de chacun sur la crise d’identité culturelle, patriotique qui mine notre génération depuis trop longtemps. Un coup d’œil jeté au Nord, pas au Sud (c’est l’Océan là bas), à l’Est et à l’Ouest du pays, montre les voies et moyens dont nos frères d’ailleurs usent, sur tous les plans. Il faut nous concentrer sur la promotion de nos œuvres. Ce pays a  plus que besoin de chaque citoyen.

Et tant pis si je passe pour une donneuse de leçons, ou comme on dit, une Patriote 2.0. Il est de mon devoir de dire, de le faire savoir.

J’AURAIS DÛ FAIRE UNE VIDÉO. IL DEVIENT LONG L’ARTICLE.

Il n’existe peut-être pas au Togo, d’initiatives ou de projets gouvernementaux valables, pour efficacement préserver, valoriser et promouvoir la culture. Soit. La connexion internet n’est pas au niveau. Que ça me serre si je dis le contraire.

Mais nos éléments identitaires comme les arts, la littérature, la musique, la danse, la gastronomie etc…doivent être valorisés. TOUS. Par quelque minime moyen que ce soit.

Je ne vois pas comment on peut prétendre vouloir revitaliser et valoriser son pays et être quelque peu indifférent par ce qui s’y passe. Je comprends que pour des raisons pratiques de communication, de réseau business, de cercle social, on est obligé d’avoir recours à des muselières souvent, obligé de jouer aux aveugles quelque fois, mais quand même quoi. Partager ne remplit pas seulement une fonction de ” partager”. Partager, c’est faire découvrir, c’est propulser ; en parler, faire une critique, sont AUSSI des outils d’identification, de représentation de soi par rapport à son pays, ses compatriotes, des outils d’affirmation de son identité culturelle.

J’ai vu les gens se transformer en critiques acharnés et sérieux du Marvel Black Panther ici. Nous tous on l’a fait hein. Certains étaient juste trop sérieux Je ne sais pas s’ils étaient au courant. Mais le Réalisateur et les producteurs ne verront jamais leur avis et ils s’en cognent. Pourquoi ? Parce que leur voix ne portent pas jusque-là. Personne ne sait qui ils sont. Personne ne nous connaît. Mais votre voix, notre voix peut résonner entre nos murs nationaux. Parlons, discutons, débattons, faisons des critiques qui peuvent être entendus d’abord par les concernés et donc pris en compte. Critiquons les œuvres de notre pays, donnons nos appréciations positives comme négatives mais constructives….En parler, c’est aussi donner de la valeur, de la portée. Ici l’indifférence est le mot d’ordre, il me semble. Cette indifférence qui nous tue, nous dévalorise, nous empoisonne la vie et les carrières, détruit nos rêves et aspirations, nous maintient tous ensemble dans l’ignorance et qui nous rend invisibles aux yeux du reste du monde.

À m’entendre nous demander de nous impliquer plus, vous devez sûrement être en train de vous dire qu’il revient aussi à chacun de faire des efforts, de produire de la qualité, d’apprendre à se vendre, se perfectionner, se professionnaliser. C’est totalement correct. Il le faut. Et c’est un travail à faire chacun à son niveau, mais en même temps tous ensemble. Nous n’en sortirons que grandis et meilleurs.

Quel est notre rôle quand les chefs en haut là-bas sont aliénés, quand ils ont démissionné (pas en vrai hein. C’est une métaphore), quand ils sont à l’Ouest (au sens propre comme au figuré) ? Quel est notre rôle ? Quel est ton rôle ?

 

Votre Compatriote 2.0 (désolée, fallait que je la place)

 

 

 

 

 

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11 comments

  • Patrick AJAVON

    Cet article est instructif et pertinent dans la mesure où cela exposent des réalités que nous vivons ou que nous voyons vivre les autres .
    Le problème “togolais” c’est l’indifférence ,c’est le manque d’estime de soi,le manque de confiance et un manque de patriotisme.
    Sur tous les plans nous préférons savoir que cela vient de l’extérieur pour qualifier cela de bonne qualité.
    Tout cela est historique, mais j’estime qu’aujourd’hui nous avons tous l’impérieux devoir voire l’obligation plus que morale de faire la promotion de nos oeuvres nationales.que ce soit les cosmétiques, l’alimentation, la littérature, la mode,l’informatique etc nous devons promouvoir nos talents. Nous en avons assez ; et personnellement quand je vois certains , je souris et je leur tire chapeaux .un simple partage,une simple recommandation,une simple consommation sont juste ce qu’on notre conscience patriotique nous demande.
    Merci pour cet article et du courage à toi .

  • Ayoko Gabiam

    Ma semaine commence ensoleiller par ce merveilleux article. Tu as tout dit. C’est triste de vivre dans un environnement où tu sens tes efforts inutiles car les personnes autour de toi sont d’une indifference maladive. Merci ma blogueuse preferée pour cette vérité qu’il fallait partager.

  • Gafar TCHAGODOMOU

    Slt ma très chère “Pipi”.. J’ose croire que tu vas bien et reçois au passage mes encouragements pour ce “Job” sinon cette passion que j’imagine pas du tout facile,chose que j’aurais dû faire depuis que j’ai eu connaissance du lancement de ton blog mais personnellement j’ai pour habitude de ne laisser un like ou du moins un commentaire sur une publication qu’après l’avoir sérieusement lue,or tu sais combien j’étais paresseux en lecture…hahaaa…mais chose pour laquelle j’ai pris depuis un temps la ferme décision d’y remédier lorsqu’une fois j’avais lu un texte qu’un ami m’avait envoyé dans mon box rédigé par un auteur dont j’ai oublié le nom titré “SI VOUS VOULEZ CACHER UNE CHOSE AUX AFRICAINS, METTEZ LA DANS UN LIVRE OU TOUT AUTRE OUTILS DE LECTURE” et soyez-en rassuré ils ne la découvriront pas puisqu’ils ne lisent pas… Hmmm… Tu ne peux pas imaginer à quel point je me suis senti indexé et choqué,mais positivement,car c’est malheureusement une triste réalité..
    Ce n’est pas par hasard que j’ai pris soin de raconter cela de passage, c’est justement parce que je crois que la tentative de résolution de ce fait que je peux qualifier d’énigme (cette indifference) dont tu parles dans cet article peut d’abord passer par l’incitation à la lecture,car nombreux sont ces personnes qui parfois lancent des liens et arrivent à aller jusqu’au bout de ce qui y est écrit. Je tiens aussi à soulever un tout petit aspect qui semble banal mais important relatif à l’état de qualité de la connexion que je crois que t’as évoqué quelque part à moins que j’ai mal lu, à savoir certaines personnes qui par soucis d’économie de mégas s’abstiennent très souvent à lancer les liens sur des blogs quand bien même parfois certains titres donnent l’eau à la bouche..
    À présent, pour m’inscrire plus concrètement dans la logique du titre de cet article, en précisant que ce n’est pas tous les produits togolais que les togolais délaissent au profit de ceux venus d’ailleurs, mais en ce qui concerne ce devoir patriotique que nous avons de promouvoir ce qui est fait chez nous, je crois qu’il est opportun qu’on se pose un certain nombre d’interrogation ;
    – si nous devons partir du général au particulier, les pays africains qui pendant des siècles sont restés consommateurs plutôt que producteurs, particulièrement nous togolais aujourd’hui, pouvons nous dire qu’on a pu se passer de cette vieille habitude de consommateurs abusifs de tout ce qui vient d’ailleurs au point de promouvoir ce qui est fait localement par la consommation ?
    – est-ce-que tout ce qui est produit chez nous est fait en tenant compte des aspirations,des goûts,et des réalités qui meuble la vie des togolais ou c’est fait en s’inspirant ou en imitant ce qui habituellement vient d’ailleurs et qui a déjà conquis les togolais?
    – les blogs,les pages où tout autre plateforme électronique tenu par les togolais, publient-ils ce qui est susceptible de captiver l’attention du togolais ? ou que vont chercher véritablement les togolais sur les plateformes étrangères ?
    – les acteurs dans différents secteurs ,ont ils vraiment les moyens véritables de leur politique conformément à leurs réelles ambitions ou se contentent-ils de faire la politique de leurs moyens par manque pour toucher la population togolaise ?
    – la population togolaise,en tenant de sa stratification en terme de niveau de vie que nous connaissons tous a-t-elle les moyens de consommer localement certains produits quand bien même elle est nécessiteuse??
    Voilà entre autre des questions qui peuvent nous orienter un temps soit peu à mon humble avis dans cette tentative de comprendre et d’esperer remédier à ce problème D’INDIFFÉRENCE face à ce qui vient de chez nous.
    La population togolaise dans son ensemble a soif d’un certain “épanouissement” global et à tous les niveaux sans lequel il serait très difficile voire illusoire de détourner son regard figé sur le résultat de ce qui est fait ailleurs dans les autres pays qui ont fait l’effort d’atteindre un certain niveau de perfection dont elle est une spectatrice passionnée et séduite aspirant au rythme similaire du fonctionnement des choses chez elle aussi. Car dit-on souvent,qui ne veut pas ce qui est bien fait ou ce qui est beau? Hihi..
    De ce fait, il est à souligner que ce désintéressement, cet absence de patriotisme, ce manque d’attention à ce qui est fait chez nous, n’est que la conséquence des rêves brisés dû à pas mal de choses qui ne disent pas forcément leur noms,mais qui sont connues de tous. Sur ce, le togolais aime son pays et veut aimer ce que fait son pays, manger beaucoup plus watchi,akoumè et ademè,boire coco et soweyi que atchèkè venu de la côte d’Ivoire,ou de la pizza ou du burger venu de je ne sais où…sans toute fois nuire à l’intégration comme tu l’as dis plus haut, mais que que ce sont sensés décider le fassent en pensant à nous,en pensant à nos intérêts collectifs, pour un épanouissement général et inclusif…bref que chacun assume ses responsabilités….
    Pour un commentaire ça été long et je crois qu’il aurait fallu que je fasse aussi une vidéo 😁😁.. mais je crois que pour une thématique aussi réaliste qu’édifiante que tu as su développer de la meilleure des manières,il le fallait..
    Encore une fois bon vent et courage..!!!!

  • Elisam

    Merci pour cet article. Je ne me lasse pas de le lire depuis ce matin et me demande comment faire pou que tous les togolais du moins une grande majorité puisse lire cet article.

  • Roland aziamble

    Merci pour l’article.. Il fallait ce genre de phrases pour quelque une (comme moi) prennent conscience..

  • Ornella

    Ma chérie t’es un 10. Comme on le dit ailleurs 100 ans sur ta vie, espérant te croiser un de ces 4 entre nos beaux mûres… Oups j’ai fait une fote. Desolée. Rires !

  • blasé

    Très bel article, et excellent blog que je découvre au passage (merci la page “Que faire à Lomé”).
    En vérité, j’ai cliqué sur le lien en me disant “encore un (e) donneur (se) de leçons, qu’est ce qu’elle (il) a à raconter même? Toujours à chier sur leurs compatriotes”
    Lol, j’avoue que ma fibre “nationaliste” (putain, je me serai pas cru capable d’utiliser un mot pareil) s’est réveillée pendant un petit moment.
    Mais en fait non, tu exprimes clairement un vrai problème de fond: “le manque de consommation intérieure et de coopération”.
    Nous, Togolais n’avons toujours pas compris que nous n’avons rien à perdre en aidant quelqu’un à évoluer, quand bien même ça ne nous soûterait rien.
    Quand un quidam aquiert des moyens. Au lieu de consommer local pour faire décoller l’activité des autres, il se tourne vers l’extérieur. J’ai un exemple qui résume l’incongruité de cette situation: Une riche femme (désolé les femes, ce n’est pas une attaque personnelle) qui va dépenser des dizaines, voir centaines de mille de CFA dans des boutiques prêt-à-porter sans demander la moindre réduction des prix, mais qui discute pendant 10 minutes avec la pauvre dame qui a posé son étalage sous le chaud soleil jusqu’à acheter à un prix ridiculement bas, alors que ça lui coûterait rien de payer la marchandise au prix exact, et pourquoi pas même payer plus cher, juste pour encourager le travail de l’autre.
    Autre exemple, si Koffi fait une activité et que Kodjo fait de même; au lieu de s’écharper et chercher à se saboter mutuellement, nous n’avons toujours pas compris que le fait que Koffi et Kodjo fassent une équipe ne peut que les aider à aller de l’avant.
    Ce comportement se retrouve aussi à l’extérieur du pays (de ce que j’ai pu voir). Nous n’avons pas une communauté forte qui se tient les coudes. On fait comme si on ne se connaissait pas. Bref, trop de chichi. Nous avons un réel problème de mentalités, et il faudrait qu’on arrive à changer.

    • Pierrette Ekoima
      Pierrette Ekoima (author)

      Merci beaucoup de nous avoir lu. Effectivement cet article veut soulever un problème afin que nous puissions trouver tous ensemble des moyens d’y remédier.

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